Commune d’Evere

Histoire

La seigneurie d’Evere est mentionnée dans des sources écrites à partir du XIIe siècle. Aux XVIIe et XVIIIe siècles (jusqu’en 1772), elle était en mains de la famille Horne qui résidait au château IJse à Overijse, tandis que l’administration était gérée par un  bailli. Evere est devenue une commune autonome à l’époque française.

De 163 habitants au début du XVIIIe siècle, la population est passée à 800 vers 1800, 1377 en 1846, 6031 vers 1900 et 22.460 en 1961. Entre 1750 et le début du XXe siècle, Le village vivait surtout de l’agriculture, et notamment de la culture maraîchère (chicons). Il a gardé pendant longtemps un caractère néerlandophone.

Pendant de nombreuses années (et certainement déjà en 1990) l’archiviste communale était Danielle Lambert, de formation bibliothécaire et documentaliste.  Elle s’occupait aussi de la bibliothèque publique d’Evere. De 2013 à janvier 2015, l’archiviste de service était Valentin Delanghe. Il a dressé des tableaux de tri et d’élimination pour chaque service et il a organisé lui-même des éliminations. Après son départ, la commune n’a plus nommé d’archivistes. Dans certains services, il y avait cependant un « gestionnaire d’archives ».

Collections

Parmi les grandes séries d’archives conservées à Evere, citons:

  • Registres de l’état civil: 1792-2018.
  • Procès-verbaux du conseil communal: 1824-2018.
  • Recensements de la population 1910, 1930, 1970.
  • États de perception et dossiers de contestation fiscale clôturés.
  • Documents sur la tutelle de la commune sur les fabriques d’église et le CPAS.
  • Archives du service de l’urbanisme (demandes de permis de bâtir, plans).
  • Dossiers des marchés publics.
  • Archives des services des travaux publics, des crèches, de l’enseignement, de la culture, des finances, de l’action sociale, du développement durable.

En 1966, la commune d’Evere a transféré aux Archives de l’État 78 paquets d’archives, soit 17,1 mètres linéaires de documents. Le tri a été effectué par l’archiviste de l’État Carlos Wyffels. Il s’agissait de registres paroissiaux de 1594-1796 et d’une partie des archives modernes. Les registres paroissiaux ont été numérisés et mis en ligne sur le site internet des Archives de l’État. Les archives modernes n’ont pas encore été inventoriées. D’après la liste, non publiée, qui a été dressée par Carlos Wyffels il s’agit de :

  • Rôles des impôts jusqu’à environ 1935.
  • Registres de comptabilité jusqu’à environ 1935.
  • Rôles des brevets du XIXe siècle.
  • Liste de la milice jusque 1900.
  • Correspondance entrante, jusque 1930.
  • Registres de la correspondance sortante, jusqu’au début du XXe siècle.
  • Listes d’électeurs, XIXe et début XXe siècle.
  • Comptes communaux, jusque 1920.
  • Budgets de la commune, jusque 1920.
  • Listes de la garde civique, jusque 1914.
  • Justificatifs des comptes de la commune jusqu’à environ 1920.
  • “Domicile de secours”, fin XIXe siècle jusqu’à environ1920.
  • Justificatifs des comptes des écoles jusqu’à environ 1920.
  • Justificatifs des comptes de l’administration des pauvres jusqu’à environ 1920.
  • Vérifications de caisse jusque 1920.
  • Comptes de la fabrique d’église de Saint-Vincent jusque 1920.

 

 

Gestion, conservation et numérisation des archives

Depuis le départ de l’archiviste, la gestion des archives et de la documentation de la commune est pour ainsi dire paralysée. Ainsi, il n’y a plus d’éliminations d’archives, de sorte que la commune est confrontée à un manque d’espace. Il n’y a pas non plus un système général de gestion des informations. Le recrutement d’un nouvel archiviste et gestionnaire des informations ainsi que l’organisation d’éliminations contrôlées pourraient certainement apporter une solution.

Les registres de la population et les données relatives au personnel parti à la retraite ont été numérisés.

Les archives de la commune sont gérées par différents services et elles sont conservées dans un grand nombre de locaux.

À la maison communale:

  • 3 locaux au deuxième étage pour les travaux publics.
  • 3 locaux avec des rayonnages mobiles dans la cave, réservés pour, l’état civil et des documents du CPAS, les finances, le service loisirs, les sanctions administratives, les rapports du conseil communal et le service de l’urbanisme.
  • Un autre local pour l’imprimerie et le service enseignement, loisirs et culture.

Les archives des écoles sont conservées dans les caves des écoles communales.  Les archives des crèches (depuis 1993) sont conservées dans cinq bâtiments différents (une étagère par site). Le bâtiment au n°112, rue de Paris conserve les archives de l’action sociale, du développement durable, de la promotion économique et des finances.  À l’école à la rue Pierre Mattheussens 60, une partie des archives du service des finances est également conservée.

Documentation et autres dépôts d’archives

De 1802 au 20 juin 1849, Evere faisait partie du canton judiciaire de Woluwe-Saint-Étienne, ensuite de celui de Saint-Josse-ten-Noode, pour finalement être intégré dans le premier canton de Schaerbeek. Depuis 1913, Evere fait partie du second canton de Schaerbeek. Les archives des Justices de Paix de Saint-Josse et de Schaerbeek sont conservées aux Archives de l’État à Bruxelles.

Les archives de l’église Saint-Vincent d’Evere des périodes 1297-1936, 1952 sont conservées  aux Archives de l’État à Bruxelles. Un inventaire est disponible.

Les archives de l’église Saint-Joseph d’Evere (1903-1995) ont été déposées en 2010 aux Archives de l’État à Bruxelles. Il s’agit de 8 boîtes, 5 rôles et une enveloppe avec des photos. Il existe un inventaire détaillé jusqu’au niveau des documents, mais il n’a pas été publié.

Les archives de l’établissement psychiatrique d’Evere (registres des patients, environ  1840 – 1920) sont conservées aux Archives de l’État à Bruxelles. Au moment de la rédaction de la présente fiche, ces archives n’avaient pas encore été inventoriées.

Evere a un musée communal, sis 11-13, rue Edward Stucken.

Bibliographie sélective

  • DESSART M., Esquisse d’une monographie de la commune d’Evere, Le Folklore Brabançon, 136, 1957, 361-372 en 150, 1960, 196-240.
  • Andrée Meyer-Despie et Georges Despy,“Evere” dans HASQUIN H., Gemeenten van België. Geschiedkundig en administratief-geografisch woordenboek, 2. Vlaanderen-Brussel, Bruxelles, 1980, p. 1341-1343.
  • Revue du Cercle d’Histoire et de folklore d’Evere.

 

Informations supplémentaires

  • Adresse: [maison communale] Square Servaes Hoedemaekers 10 – 1140 Bruxelles
  • Téléphone:02/247.62.62
  • Mail: evere@evere.brussels
  • Site internet de la commune: lien

 

 

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