Expo 1910

Renaître de ses cendres : l’Exposition universelle de Bruxelles de 1910

Au moment de clôturer l’exposition universelle de Bruxelles de 1897, le futur bourgmestre de Bruxelles, Emile De Mot, songe déjà à accueillir l’exposition de 1905 dans la capitale pour la faire coïncider avec le septante-cinquième anniversaire de la Belgique indépendante. Hélas, c’est Liège qui l’emporte pour 1905 – les pavillons ne reviendront à Bruxelles qu’en 1910, après la mort de De Mot.

En 1906, trois projets de lieux sont soumis au comité exécutif de l’exposition : le plateau du Solboch, Woluwe et Bruxelles-Ouest. Le comité exécutif choisit le Solboch, à condition que la commune d’Ixelles cède une partie de son territoire à la ville de Bruxelles. Ixelles marque son accord et d’importants travaux d’aménagement sont exécutés, notamment l’élargissement et le prolongement de l’avenue Louise ainsi que l’extension des lignes de tramways.

[Affiches de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles, 1910, Fonds De Moye, Archives communales d’Ixelles]

 

Cette exposition sera l’occasion pour la Belgique de mettre en avant ses exploits. Alors qu’elle a pu se vanter de son essor économique et industriel déjà en 1897 (souvenons-nous qu’à cette époque la Belgique est la deuxième puissance industrielle mondiale), elle a deux grandes nouveautés à dévoiler : le Congo cédé à l’Etat belge par Léopold II en 1908, et l’avènement du roi Albert 1er en 1909.

L’exposition, qui se déroule du 23 avril au 1er novembre, accueille 26 pays ainsi que de nombreuses sociétés privées. Ces dernières présentent les nouvelles réalisations de l’époque, notamment en lien avec l’industrie et le commerce : l’on peut visiter des usines, examiner les dernières locomotives, navires, automobiles, ainsi que des machines agricoles modernes. Les Beaux-Arts occupent également une place centrale avec ses peintures, sculptures, médailles et arts décoratifs : « Jamais il n’y eut de participations étrangères aussi nombreuses permettant de se faire, en une seule visite, une idée presque générale de l’art contemporain. »[1]

 

A l’occasion des 110 ans de la clôture de l’exposition universelle de Bruxelles de 1910, ArchivIris vous propose une sélection de documents iconographiques relatifs à cet événement qui s’est déroulé à l’apogée de la Belle Epoque.

 

Alors que l’exposition peut s’enorgueillir d’un succès phénoménal (près de 13 millions de visiteurs, alors qu’en 1910 la Belgique ne compte que 7,4 millions d’habitants !), elle est malheureusement surtout réputée pour son incendie spectaculaire de la nuit du 14 au 15 août.

C’est aux alentours de 20h45 qu’on aperçoit les premières flammes de la galerie centrale de la Section belge. Le vent souffle et le feu ravage en quelques heures de nombreux pavillons malgré les efforts louables des pompiers. Paradoxalement, l’incident a fait affluer le nombre de visiteurs qui, dès le lendemain, se sont rendus sur le site dévasté afin de contempler les ossatures métalliques des pavillons calcinés. Le site sera cependant rapidement reconstruit, ce qui en fera une success story vu le nombre croissant de visiteurs jusqu’à la fin de l’événement.

 

Ces images ne sont qu’une sélection des fonds iconographiques d’Ixelles et de Saint-Gilles sur l’exposition universelle de 1910. Pour consulter les fonds d’archives, nous vous invitons à prendre rendez-vous avec le service d’archives concerné.

 

Sources :

Livre d’Or de l’Exposition de Bruxelles de 1910, un ouvrage documentant l’histoire illustrée et commentée de cette exposition, peut être consulté et téléchargé sur le site de la BNF (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34113413/f800.image).

https://www.worldfairs.info/expohistoire.php?expo_id=39

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exposition_universelle_de_Bruxelles_de_1910

DUMOULIN M., L’entrée dans le XXè siècle, Bruxelles, Le Cri, 2010.

JAUMAIN S. et BALCERS W. (dir.), Bruxelles 1910 : de l’Exposition Universelle à l’Université, Bruxelles, Racine, 2010.

[1] Livre d’Or de l’Exposition de Bruxelles de 1910, Bruxelles, Rossel, 1910, p. 677. Source gallica.bnf.fr / BnF.

 

© ArchivIris

1 thought on “Renaître de ses cendres : l’Exposition universelle de Bruxelles de 1910”

  1. L’incendie du 14 août fût précédé en juin par celui du Pavillon Metropole.Avertissement pas pris en considération.

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